Faux et filatures

Faux et filatures

Fabien Ménar

Language: French

Pages: 248

ISBN: 2:00348589

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


C’est dans le monde passionnant de l’art (crapuleux) que se déploie cet excellent roman de Fabien Ménar. Avec un habile sens de la mise en scène et une écriture intelligente, Fabien Ménar nous entraîne dans un dédale de filatures gigognes. S’ouvre à nous un univers où les enquêtes s’entrecroisent et dans lequel les intrigues, bouclées d’une main experte, vous tiendront en haleine jusqu’à un coup d’éclat sans précédent !

Thomas est un jeune concierge d’immeuble qui a un passe-temps bien particulier : suivre les gens qu’il croise dans la rue et inventer à leur sujet des histoires qu’il raconte à monsieur Defoe, son voisin aveugle. Mais en s’arrêtant, un jour, dans un restaurant du Vieux-Montréal, sa vie prend un tour insoupçonné. En décidant de filer un homme intrigant qui s’avère être un galeriste véreux, il met malgré lui le doigt dans un engrenage menaçant.

Vierge Lys, surnommée par ses confrères Mona Lisa, est détective spécialisée en œuvres d’art. Elle souhaite faire la lumière sur un important trafic de faux tableaux expressionnistes. Parallèlement, elle reçoit un message anonyme lui indiquant de faire analyser une toile du célèbre peintre espagnol Bodega, installé au Québec depuis dix ans. De Hollywood à Montréal, elle tente par tous les moyens de démanteler un imposant réseau de faussaires.

Les filatures et les quêtes des deux personnages s’entremêlent tout au long du récit. Mettant chacun sa vie en péril au profit de l’art et dans l’espoir de faire jaillir la lumière sur ce sombre marché, Thomas et Mona Lisa ne manquent pas d’en apprendre sur eux-mêmes et de révéler leurs vraies couleurs.

Au bout de l'exil, Tome 3: L'insoutenable vérité

Solstices

Light Lifting: Stories

Temps pascal (2e édition)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

là-haut ? — Mais bien sûr que tout va bien, répond-il avec impatience avant de grogner pour lui-même : mais qu’est-ce qu’elle a, ce matin ? Lepetit s’assoit, car j’entends le fauteuil capitonné se vider de son air en une expiration profonde. Pas plus de trois mètres nous séparent l’un de l’autre. Il tambourine de ses doigts contre la surface du bureau, puis le voilà qui compose un numéro sur son cellulaire. — Bonjour, Béatrice. Je ne serai pas à la galerie avant dix heures. Contactez le

plateaux chargés de canapés ou leur offraient du champagne. — Amusante, pourquoi ? demanda Robert Roche, interloqué. — Patience, murmura le détective avant d’offrir son plus tendre sourire à une femme qui avançait vers eux pour les accueillir. Sa robe à bretelles comprimait une poitrine qu’assiégeaient les regards, tout en exhibant la fine musculature de ses bras bronzés ainsi que la tavelure des épaules. — Bonsoir, monsieur Roche. Ravie de vous voir. Vous vous souvenez de moi ? Mon nom est

toile précise sur laquelle le mystérieux destinateur voulait attirer son attention, Mona Lisa aurait pu considérer la question et même entreprendre sa petite enquête. Mais le flou entretenu par cet article indéfini ne contribuait pas à lui fournir la moindre crédibilité. Enfin, il demeurait qu’une expertise ne se réalisait pas si facilement. Pour entreprendre une telle procédure, Mona Lisa avait intérêt à présenter de lourds arguments. Or l’auteur de la lettre n’invoquait aucune raison qui

Celui qui était accoudé à la balustrade portait un chapeau de paille à larges bords qui lui ombrageait le haut du visage. L’autre jeune homme, elle le reconnut sans difficulté. C’était Lepetit. Elle estima que la photo devait dater d’au moins trente ou trente-cinq ans. Le visage de Lepetit était rond, cerné par des cheveux châtains et courts qui accentuaient son regard d’empereur. Sa corpulence annonçait la fatalité d’une obésité imminente. Il y avait là une coïncidence énorme. Tout juste

rassois. — Bon, je vous écoute. Le bout de sa cigarette prend l’éclat d’un tison ardent sur lequel on souffle. Je peux l’entendre expulser la fumée. — Au début, j’ai cherché à t’éloigner de Lepetit. Puis j’ai compris que c’était peine perdue, à moins de recourir à des méthodes, disons… plus définitives. Rassure-toi, en général, je ne règle pas les choses de cette manière. Mais seulement, tu as tellement accaparé mon temps ces dernières semaines que le moment est venu pour nous de discuter. —

Download sample

Download

Comments are closed.