Le Second Violon

Le Second Violon

Yves Beauchemin

Language: French

Pages: 417

ISBN: 2:00342944

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Une réédition du roman de 1996, qui nous prouve, encore une fois, l'immense talent de conteur d'Yves Beauchemin.

Nicolas Rivard, quarante-cinq ans, marié, bon père de famille, chroniqueur des affaires municipales dans un quotidien de Montréal, commence à perdre ses cheveux et à faire du ventre. Un bon matin, il se réveille avec le sentiment désagréable d’être devenu une nullité. Alors, un désir fou éclate au fond de lui de crever le plafond, de s’extirper de la commune médiocrité et de montrer aux autres ce qu’il vaut réellement.

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toute l’histoire au directeur de l’information et proposer de lui montrer les documents… s’il me confie un reportage sur Robidoux. Lupien demeura pensif, promenant la pointe de son pied sur le trottoir : — À ta place, je tâterais d’abord le terrain, dit-il enfin. Tu connais comme moi les liens du journal avec le gouvernement… Pourquoi n’en parlerais-tu pas d’abord au président du syndicat ? — Gascon ? Tu veux rire. Il m’a toujours pris pour une nouille. — Alors il verra bien qu’il s’est

fripé, les enfants s’irritaient pour des riens. Il apparut bientôt clairement que Dorothée désirait se retrouver seule. Elle avait décidé de passer quelques jours à Havre-Aubert pour régler certaines affaires. Aussi vers midi, Fabien, Géraldine et Nicolas, après l’avoir embrassée et longuement remerciée, se retrouvaient-ils à Cap-aux-Meules avec les deux enfants, cherchant à tuer le temps. Carmichael, lui, ronflait toujours dans son lit. Le moment de la confusion et des excuses viendrait bien

étonnement joyeux. Cherches-tu encore Nicolas ? — Non, pas vraiment. Mais c’est à son sujet que je veux te parler. La tristesse et la gravité de la voix le glacèrent. — Ah bon… Et de quoi s’agit-il ? Tu as l’air très soucieuse, Géraldine, ajouta-t-il pour gagner du temps et se préparer des mensonges. Qu’est-ce qui ne va pas ? Il l’entendit prendre une grande aspiration. � Elle lutte contre les larmes, se dit-il, en proie à un début d’affolement. Mon Dieu, qu’est-ce que je vais dire ?

Puis il se leva et revint avec une énorme portion de pouding chômeur. — À ce que je vois, il était temps que tu me rencontres ! s’exclama Nicolas en riant. — Ouais, c’est vrai… j’en arrachais un peu depuis une semaine… Mais là, je me suis remplumé pour trois jours. Vous êtes marié, vous ? Vous avez des enfants ? — Oui, répondit Nicolas, un peu attristé par ce vouvoiement qui ne cessait de lui rappeler sa jeunesse partie en fumée, une fille et deux garçons, dont un qui a presque ton âge. Mais

et continuèrent de manger en silence. Ces moments de tension devenaient de plus en plus fréquents à la maison et de moins en moins faciles à supporter. — Bon, grommela Nicolas, je vais voir ce que je peux faire. Il faudra que je me rende à Montréal et que je le cherche dans la rue. Tu t’imagines bien qu’il n’a pas le téléphone. Il termina son café avec une grimace (depuis trois jours, il le prenait sans sucre, dans un nouvel effort de lutte contre le bedon), puis consulta sa montre et monta

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