MotS (Autoportrait IV)

MotS (Autoportrait IV)

Herménégilde Chiasson

Language: French

Pages: 52

ISBN: 2:00345385

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Nous sommes d´éternels indécis devant un immense comptoir de traite. Où sont les refuges, les feux, les campements, les postes, les raccourcis? D’objet en objet, notre regard se déporte, il erre, il s’épuise, et puis nous sortons dans la neige, dans la nuit, dans la mer, dans l’espace à la rencontre de notre étrangeté. Notre vie est une énigme dont nous ne comprenons plus le dilemme. Notre mémoire se serait-elle imbibée à ce point dans la terre de nos malentendus?

MOTS est le quatrième de la série de douze ouvrages, Autoportrait, publiés au rythme d´un par mois en 2014. Chaque ouvrage répond à une consigne singulière et son titre débute par une lettre du prénom de l’auteur.

De ce projet inusité, l’auteur dit «[…] l’armature du texte était de prendre mon nom, qui a douze lettres, de le décomposer sur douze mois. Douze, c’est un chiffre mystique aussi […].»

À l’image de l’œuvre que bâtit ce grand créateur depuis 40 ans, Autoportrait nous convie à une aventure profondément originale, protéiforme, qui s’inscrit dans sa manière sans cesse renouvelée de faire l’inventaire des choses autour de lui, même les plus banales, en vue d’en faire rejaillir la grâce, l’émouvante beauté.

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personnel sur une entreprise, la littérature acadienne, à laquelle il me semble avoir énormément contribué. Même chose pour le film Épopée, alors que j’apparais dans le film, pour souligner que les idées et les propos qui y sont tenus me sont personnels. Encore là, on m’a reproché d’avoir voulu faire un film dans lequel je distorsionnais la réalité selon mon bon vouloir. Or qu’est-ce qu’une œuvre d’art sinon la reprise sur soi d’un discours, d’une vision ou d’un imaginaire? et parfois cela peut

débordante dans laquelle je me désolais, un peu comme ceux qui ont fait la guerre et ont scellé entre eux un pacte de silence, rendus muets aux générations futures. Mais qu’à cela ne tienne, il y a toujours un malaise, sûr et certain, qui refait surface quand le conflit éclate au grand jour, le poids des mots apparent quand il prend des allures cavalières, bataille rangée, spectacle affligeant, déclarations à l’emporte-pièce qui s’infiltrent dans les médias, des propos qu’il faut sans cesse

pour effet d’intimider le commun des mortels. L’auditoire auquel nous nous adressions se sentait peu concerné par la programmation et les BBM, les cotes d’écoute, quand elles arrivaient, semaient un découragement que nous arrivions mal à contenir. Ceci est un moyen détourné pour vous dire qu’en pratique nous avions, comme on dit à Moncton, � givé up sur » la possibilité de rallier un jour cet auditoire, qui s’en allait s’informer chez les anglophones. Nous avions l’impression de faire partie

libérateur, comme si tout ça faisait suite à une histoire drôle qu’on raconte à des amis, même en sachant fort bien que sa réputation de tragédien risque d’y passer, conscient que ce qui restera parmi les vivants ressemblera à cette volonté de s’inscrire au registre du drame, comme si l’on voulait conserver pour longtemps encore cette propension qui est la nôtre de garder sur soi le sens du tragique, déchirés que nous sommes entre vivre aujourd’hui allègrement et une histoire qui nous attriste.

backyard, ce génial reportage sur la vision refoulée de l’expérience monctonienne de l’Acadie. Lorsque Mourir à Scoudouc paraîtra en 1974, cette première appréhension était loin de me préoccuper puisque le titre même portait alors les stigmates de cette toponymie. au début, il y a bien une certaine errance, des instances où l’on entrevoit les lieux, où l’on entend des propos d’intellectuels en mal de pays, une allusion au cœur blessé d’une génération dont le cheminement épouse une sorte de

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