Paradoxes de la fragilité

Paradoxes de la fragilité

José Acquelin

Language: English

Pages: 44

ISBN: 2764406428

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


José Acquelin écrit de la poésie, dit mieux que quiconque cette poésie et même, à l'occasion, celle des autres, parfois il chante et anime des soirées de poésie. Mais José Acquelin également vit et réfléchit. Paradoxes de la fragilité est constitué d'extraits de ce « journal de bord » quotidien qu'il tient et qui rend compte d'une pensée singulière et surtout généreuse sur l'écriture, le voyage, la nature et l'aventure humaine.

« Je suis entré en poésie par la porte de mon cœur, qu'on avait inconsidérément fermée. Mais le poème m'a ouvert une trappe verticale, ascendante. Je ne sais trop pourquoi ni comment, j'ai presque toujours senti que quelqu'un veillait au passage. Quelqu'une plus précisément, qui est plus que quelqu'un. Privilège ? Chance ? Résilience ? Surnaturel ? Mon ignorance est totale mais pleine de gratitude. Mon ignorance est la raison irraisonnable de chaque poème que me dicte, non ma vie - négligeable - mais la vie qui me traverse et à laquelle je n'ai cessé, ne cesse et ne cesserai de tenter de rendre justesse. »

- José Acquelin

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peau nous sied tant qu’on l’oublie. Je sais qu’elle me détient, qu’elle me contient mais je préfère qu’elle ne m’obtienne pas. Le passage et l’exit ne dépendent que du tout autre. La même étoile préside à la poussière. Les � beaux � savent bellement parler de la laideur mais fuient dès qu’ils la voient. Il n’y a pas de poème sans mot même si on use et abuse de tellement de mots sans poésie. On reconnaît un acteur ou tout autre artiste à ceci : jeu et joie s’y fusionnent, même dans le plus

a parié sur notre immesure, qui était peut-être la sienne aussi – immesure que nous avons endossée jusqu’à la devanture de notre roulette sociale et de notre dé génétique. Comprendre se révèle alors un amour sans attente et ces quelques lignes demeurent une vision pauvre d’un garçon longtemps perdu, timide, qui a fini par accepter de grandir lentement. Un garçon qui parfois s’est menti pour obéir, par peur de déplaire, parce que la vie n’est pas la même pour ceux qui enseignent la vie et ceux qui

mort n’est pas ronde pour ceux à qui on a quadrillé la vie et à qui tu as redonné sans compter, pour leur dire qu’il faut apprendre à se lire afin de comprendre le délire des autres. Toi, tu as vécu d’art et de voyages et tu as très bien saisi que c’est la société et le pouvoir qui font l’histoire et le savoir en brouillant souvent tant de vivants. Tu sais que l’histoire des maîtres efface les croyances des esclaves. Tu vois cela, tu vis cela et bien d’autres choses et je te dis ce que je crois

malheureux. Elle en vendait aux enfants qui ne croyaient pas encore aux lois de la gravité. Et ils repartaient avec un sourire égal à l’horizon de la mer. La mer qui, comme chacun le sait, est une montagne fourmillant d’oiseaux amphibies et d’arbres salés n’ayant jamais soif. Volando Un jour, plus léger que l’air – ses poumons étaient devenus des ailes – il s’envola. La vérité est qu’il n’en pouvait plus de marcher. Il est des êtres ainsi faits qui se métamorphosent quand leur propre forme

l’automne et l’être qui marche devant moi est solaire. Même s’il est habillé de gris perle, comme le ciel, il rayonne. Il sait que je le suis mais il ne presse pas pour autant son pas. Son pas est un repos, une coïncidence temporelle avec le mien, un aléatoire bienvenant. Il me donne sa mesure. Je sais qu’il se fiche des médisances à son endroit. Il n’a pas d’envers, je pourrais être son double, du moins tant que je l’accompagne comme maintenant. De temps en temps il se retourne un peu, me

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