Reprises

Reprises

Guy Lizotte

Language: French

Pages: 40

ISBN: 2:00348549

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


« La parution de "Reprises", c'est comme si le poète de Coppell - c'était là un de ses surnoms - venait partager à nouveau quelques "morceaux d'enfance", quelques "nelliganteries" comme il appelait parfois ces images fugaces et souvent étonnantes qu'il prenait plaisir à lancer dans la conversation, sans prétention.

« Aujourd'hui, quand je pense à Guy Lizotte, je pense à sa poésie, à sa façon de dire autrement les gestes et les émotions du quotidien. On peut lire ses poèmes comme une façon fraîche et spontanée, peut-être naïve, de voir et de sentir les choses. C'est une invitation à "lire la nature" autrement, à voir la beauté ou la gravité de ce qui nous entoure d'une façon originale, par la magie et la liberté des mots. La poésie de Guy Lizotte est aussi un gros bouquet d'émotions, souvent douloureuses. Plonger dans son univers, c'est côtoyer la solitude, la souffrance, mais aussi l'enfance, la beauté et le rêve. C'est toujours aller à la rencontre de soi. »
(Extraits de la préface de Johanne Melançon)

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de mon âme suée noyée aux pieds d’une sirène c’est une grande dame bleue de bleu vêtue nue Et l’homme hésita puis monta sur le cheval qui partit au galop. L’homme aurait préféré ne pas profiter de la bête ...mais... tant de chemin à faire avant que Vénus ne devienne étoile tant de chemin seul dans un désert abandonné avide d’oasis ...le désert c’est une table d’hôtel avide de gens ...le cheval n’arriva pas. [1981] LES LARMES DE MA SQUAW les larmes de ma squaw deviennent

larme/se déshabille/d’un sourire ». Les poèmes de Guy Lizotte ne présentent pas de structures complexes ; ils se caractérisent plutôt par une grande liberté avec les mots : des mots simples empruntés quelquefois au lexique populaire du quotidien, alors que � shack » ou � grob » ont plus de � réalité » ; des mots qu’il s’approprie, comme en témoignent ces noms qui deviennent des verbes lorsque la neige � bourrasque » les choses ou � symphonise la froidure ». La magie de ces mots s’exprime souvent

t’égorger maudit pars ! pars ! la ville est rendue ici c’est ça pars... c’est ça... Le courant t’amène les sapins basculent aussi la ville est rendue ici mais toi vieil ami vieux pont tu vis encore dans mes pensées ah, vieil ami vieux pont Salut ! [vers 1970 ; modifié en 2000-2001] Qui est là ? Ah, c’est toi... Que t’est-il arrivé ? Comme tu es belle... Qui est-ce qui t’a peinte ? Une tache de rouge... Un ruisseau jaune, un espace séché, un parfum nouveau. Mais pourquoi l’arbre

a � mail » Pour faire sa grob Al’a d’l’air d’une guidoune A marche ben, pi est cute On dirait qu’cé une squaw Quié perdue dans beauté Al’a des beaux ch’veux longs A sait faire à manger A sait faire le trapping Al’a une belle poitrine (2e refrain) Est pas pire mais a peur Y’en a qui disent qu’est paranoïd Y’en a qui disent qu’est malade mentale à cause : qu’ A reste dans l’bois toué jours A sort à toué deux mois Pour prendre une brosse Pour virer d’sour Pour chercher a � mail »

2000-2001] je n’aurai pas le temps de voir toutes les cités et leurs animaux d’acier je n’aurai que le vent qu’une idée dans mon chapeau celle de voir mes mains s’agenouiller devant la vie et travailler jusqu’au soir en pensant que demain il y aura en moi le destin, le festin, la joie la vie, l’oubli de l’ennui quatorze soleils et un sourire qui rit ça hurle ça siffle ça r’vole et la branche plie au sol solitude gratitude d’habitude le vent vole il ne rampe pas il s’envole avec

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