Sans jamais parler du vent, Film d'amour et de dépendance, Histoire de la maison qui brûle

Sans jamais parler du vent, Film d'amour et de dépendance, Histoire de la maison qui brûle

France Daigle

Language: French

Pages: 74

ISBN: 2:00346303

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Les trois premiers ouvrages de France Daigle, une écrivaine phare de la modernité acadienne, sont ici réédités dans la collection BCF (avec préface, choix de jugement, biobibliographie). La prose poétique dans ces œuvres laisse déjà deviner toute l'originalité de l'aventure romanesque qui se dessine et qui s’affirmera au cours des années.

« L’écriture de France Daigle explore de nouveaux terrains, déborde des cadres habituels et pose les jalons d’une œuvre qui, malgré les fortes influences durassiennes, ne manque pas d’intérêt et s’oriente hors des sentiers battus. »
- Stéphane Lépine, Nos livres, sur Film d'amour et de dépendance

« [S]es mots […] vont […] à la quête du souffle, le fouillent, le retiennent et le dirigent, de manière entendue, du côté de la modernité. »
- Anne-Marie Alonzo, La vie en rose sur Sans jamais parler du vent

EspaceS (Autoportrait II)

Le Hasard et la volonté

Nicole Brossard: Selections (Poets for the Millennium)

The Selected Short Fiction of Lisa Moore

Entre l'aube et le jour (Chroniques du Nouvel-Ontario, tome 2)

Les Faux Fuyants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

construire en utilisant une nouvelle métaphore explicite, celle du cinéma. En mettant à profit la métaphore cinématographique, Daigle propose une autre forme d’hybridation générique. Le roman ne constitue pas pour autant un scénario de film ; il s’agit plutôt de l’idée de réaliser un film. Pour donner l’impression au lecteur que l’on se rapproche du cinéma, Daigle dispose le texte de façon à séparer la description du projet, toujours sur la page de gauche, du dialogue, qui se trouve sur la page de

les rues étaient déjà sorties de leur torpeur lorsque je me réveillai au bout d’un rêve dans lequel j’étais scribe municipal, allant ici et là noter au passage telle installation de misère, telle maison de jouissance. Des familles dans une situation très pénible, même inhumaine. Om. Elle ne bouge pas, n’a toujours pas bougé. Chercher le secret par où entrer. Om. Heureusement pour moi, j’étais libre de rester sur place car j’étais un homme et il était rare qu’un automobiliste offrît de me

inusité faisait que tout cela pouvait encore durer. Le chef des pompiers imprima cause indéterminée sur son rapport et dès lors l’art prit encore une autre direction. Om. Le deuxième jour passa. Je n’avais toujours pas trouvé cette agence de voyage où déposer le curriculum vitæ exigé pour être admis sur les vols intercontinentaux. Les phases ou les phrases plus ou moins inconscientes de sa vie. Om. Aussi, deux petites filles qui passèrent me conseillèrent d’écrire un livre pour enfants. Elles

toute dernière page de cette période indéterminée, la femme se serait levée et se serait mise à marcher, comme si de rien n’était ou comme si, soudainement, elle avait clairement perçu une motivation pour ce faire. Chercher d’où pourrait venir cette motivation. Om. Le vent continuait de surprendre les gens au tournant des rues comme au tournant des pages et ceux celles qui s’intéressaient à la philatélie avaient souvent du mal à défendre leurs catalogues contre lui. Il s’agissait toujours,

pompiers. Cela est un fait divers. Om. La femme qui habitait cette maison. Quand le feu se déclara, plutôt que de se mêler à la foule, elle se réfugia avec ses deux enfants à la lisière du bois ou du champ. C’est de là qu’elle put regarder brûler sa maison. Quelque temps plus tard elle entendit des voitures démarrer et se mettre en route. Leurs phares dans la nuit traçaient des possibilités diverses. C’est la même femme qui trouva plus tard à se rendre en ville, où elle s’assit à même le béton

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